Fatiguée de t’entendre me dire comment vivre.
Fatiguées de porter ces sacs vides.
Fatiguée d’écouter parler ces gens qui s’ennuient.
Fatiguée d’écouter ces gens qui envient.
Fatiguée d’écouter ces gens, je devrais m’allonger.
J’ai peur de dormir et ne plus jamais me réveiller.
J’ai peur de chaque soir, devoir encore y croire.
Des pleurs de panique, visage poncé.
Terreur en heure creuse, chaque jour me semble un peu plus court.
Chaque minute inutile, chaque jour me coulé plus profond qu’il me soûle.
Je n’ai plus le temps.
Ruine et couds nos c½urs déchirés, mutilés par tes soins.
Je n’aurais jamais, jamais pensé t’abîmer, renoncer.
J’abandonne, mes bras lâchent de te voir tellement vrai, tellement toi.
Prête à tout perdre pour garder ta chimère, son fantôme.
Je me hais, je me suis trompée.